| Bienveillance (intention) | Bientraitance (action) | |
|---|---|---|
| Définition | Attitude de bonne volonté, de sollicitude | Démarche éthique traduite en actions concrètes |
| Caractéristique | État d’esprit, posture intérieure | Action réfléchie incluant l’écoute de l’autre |
| Exemple | « Vous avez froid, je vais vous apporter une couverture » | « Avez-vous besoin d’une couverture ou préférez-vous autre chose ? » |
| Limite | Peut être subjective, présomptueuse | Exige méthode et respect du choix |
On peut être bienveillant sans être bientraitant. La bientraitance intègre la bienveillance et y ajoute le respect du choix de l’autre — y compris ses refus.
« Je lave vos cheveux, l’eau est chaude… » « Vous avez du poulet et des carottes, c’est salé et sucré… c’est bon ! » « Ça va serrer un peu votre bras… »
Cela rassure, ancre dans le présent, prévient les réactions de surprise.
Identifier, reconnaître et permettre l’expression des émotions. C’est l’antidote à la dysrégulation émotionnelle. On cherche à rejoindre la personne dans sa réalité — y compris avec le « mensonge blanc » quand c’est apaisant.
Détourner l’attention en l’orientant vers un élément positif relié à l’histoire personnelle. Conversation ou action concrète, significative, qui fait appel aux mémoires préservées. Validation et diversion vont ensemble.
L’ennui et le manque d’activités sont des causes fréquentes des SCPD. Environ 50 % du temps, une personne atteinte d’Alzheimer ne fait rien (Casey et al., 2014). Occuper, c’est prévenir.
Mode de communication utile en cas de résistance : on laisse l’opportunité de dire oui ou non.
Rétroaction positive : « Vous avez raison », « Ça, je comprends », « Vous êtes bon·ne ». À éviter en présence de démence vasculaire avec aphasie ou de déficits cognitifs légers.
Communiquer par le toucher affection, réconfort, tendresse. Plus les déficits cognitifs sont graves, plus le toucher affectif devient un outil majeur. Prise pouce plutôt que prise du poignet — moins contraignant.
Facilite le lien, détend l’atmosphère. À adapter à la personne — certaines ne réagiront pas bien. La nature de la relation est le seul guide.
Technique utilisée quand un soin dure plus de 5 minutes : pauses régulières pour prévenir l’escalade.
Trouver l’équilibre entre surstimulation et sous-stimulation — diminuer ou augmenter les stimuli selon le moment et la personne.